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Port-Gentil : une rentrée des classes pas effective

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

A Port-Gentil, la rentrée scolaire n’a pas été effective. Pour des raisons financières et sanitaires, les parents d’élèves préfèrent garder les enfants à la maison.

 

La rentrée des classes dans la capitale économique se fera certainement de façon progressive. Après le retard déjà accusé avec la rentrée des classes 2020-2021, on aurait pu s’attendre à voir les parents accompagner en nombre les enfants à l’école. Ce lundi  était presque un jour ordinaire dans les artères de Port-Gentil, exceptés avec quelques élèves seuls ou accompagnés par les parents.

Dans la majorité des écoles publiques, personnels administratifs et enseignants étaient à leurs postes, tandis que les salles de classes étaient presque toutes vides.

A l’école Matiti, explique un enseignant, « les parents sont arrivés en petite quantité juste pour faire les réinscriptions. Ils nous ont dit qu’ils n’ont pas encore d’argent pour les fournitures à cause de la crise ». Même son de cloche dans les autres établissements.

Rencontré sur le chemin du retour, Marius n’envoit personne à l’école. «  Je sors à peine de l’établissement de mes enfants. Aucune mesure gouvernementale n’est respectée là-bas. Y a pas de lavage de mains, pas de gel hydroalcoolique, pas de termoflash. Il n’y a rien. On emmène les enfants à l’école dans quelle condition alors que l’Etat a dit autre chose à la télé ? »

Comme d’habitude

En effet, à l’instar des églises qui avaient été sommées par les autorités de procéder à la désinfection de leur environnement avant leur ouverture, les Portgentillais pensaient que des dispositions seraient prises par les autorités pour la rentrée académique.

Les établissements ont été nettoyés, sans protocole particulier, par les enseignants, comme  à chaque rentrée des classes. Certaines structures ont même trouvé sans surprise, portes, tables bancs et tableaux cassés comme de coutume en pareil période.

Une autorité académique de la circonscription a rassuré que les éléments permettant la mise en place du dispositif sanitaire dans les écoles primaires seront réceptionnés dans les prochains jours. En attendant de nombreux parents d’élèves préfèrent garder les enfants à la maison.

Restrictions covid : la colère des restaurateurs de Port-Gentil

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Après le rétropédalage du gouvernement au sujet des mesures conditionnant la réouverture des lieux de culte, les restaurateurs se demandent à leur tour comment ils vont s’en sortir. Ils espèrent bénéficier d’une attention particulière de la part des autorités face aux difficultés du secteur.

 

A Port-Gentil, les propriétaires de restaurants se sentent lésés après le revirement du gouvernement. Ils lui reprochent de ne pas tenir compte des réalités liées à leur profession. 

En effet, le jeudi 29 octobre, le gouvernement a reconsidéré sa position à l’issue d’une séance de travail avec les leaders religieux en ce qui concerne les mesures contraignantes édictées quelques jours plus tôt, par les ministres de l’Intérieur et de la Santé. Elles conditionnaient la reprise des activités dans les lieux de culte et les restaurants.

Si finalement, les religieux ont, après un bras de fer, obtenu gain de cause, ce n’est pas le cas pour les restaurateurs.

Une véritable descente aux enfers pour le secteur, selon Tony, propriétaire d’un groupe de restaurants  populaires de la place. « Ces mesures vont détruire nos entreprises, elles n’existent nul part ailleurs ». Il ne cache pas sa colère. « Si la présentation d’un test négatif est exigé pour manger dans un restaurant, combien voudront encore mettre leurs pieds dans nos établissements, et qui sont les perdants dans ces conditions ? ».

Banque

Pour les restaurateurs, les décisions prises sont paradoxales et illogiques dans un des pays, actuellement, les moins contaminés de la planète. A cette allure, « nous avons l’impression d’être programmés pour disparaître », renchérit Tony.

Selon François, un autre opérateur situé dans la zone du carrefour printemps, « on tire le diable par la queue depuis 7 mois maintenant. Nous avons attendu l’annonce des mesures gouvernementales, mais elles sont seulement venues nous tuer encore. » L’entrepreneur parle des bailleurs et banquiers, en faisant allusion au loyer du local et au crédit auprès de la banque. Autant de charges qui pèsent sur son affaire.  «  Comment on va s’en sortir si le peu de clients qu’on peut avoir est encore chassé ? » demande-t-il.

Attente

Si certains Portgentillais vont encore au restaurant, pour se distraire et aussi varier en passant leurs habitudes alimentaires, reste à savoir, au-delà de l’aspect économique, comment feront-ils pour se procurer un test de covid toutes les deux semaines.

La seule structure sanitaire de l’Etat, le centre hospitalier régional de Ntchéngué, habilitée à passer les tests de coronavirus fait face en tout temps, à un approvisionnement irrégulier de réactifs nécessaires à l’examen.

Depuis quelques semaines, relate une source digne de foi, « les sociétés pétrolières défilent ici pour faire les tests à leurs agents qui doivent aller sur site, mais on les renvoie parce qu’il n’y a pas de réactifs pour le moment ».

Les clients aussi devront attendre pour avoir droit à des tests puis avoir accès à un restaurant. Ventre affamé pourra-t-il attendre aussi longtemps ?

Une antenne ANPI à Port-Gentil

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L’Agence nationale de la promotion des investissements ouvre une antenne à Port-Gentil. Les opérateurs économiques de la région vont profiter des dernières innovations de l’agence. Le guichet unique permet un gain en temps avec le regroupement de différentes administrations en un même lieu. Entretien avec le directeur général de l’ANPI, Gabriel Ntougou.

 

Comment est l’antenne provinciale de l’ANPI de Port-Gentil ?

Nous avons des bureaux mieux équipés. Ils regroupent toutes les administrations du guichet unique conformément aux lois et textes en vigueur en matière de promotion des investissements et de l’environnement des affaires. Les nouveaux locaux offrent tous les services de l’ANPI Gabon : la formalisation, le conseil juridique, l’accompagnement en entreprise pour la gestion, le montage et le financement des projets.

Le site est doté d’un matériel flambant neuf et d’une connexion internet. Les opérateurs économiques portgentillais pourront profiter de l’innovation du guichet numérique, une plateforme de création d’entreprises en ligne.

 

Comment seront les relations entre les administrations impliquées dans la création d’une entreprise ?

C’est tout l’intérêt du guichet unique. Nous avons en effet pu remettre ensemble toutes les administrations qui sont impliquées dans la création des entreprises. Notamment les impôts et le greffe du tribunal dans le même bâtiment pour faciliter la création des entreprises, la formalisation en général. Les opérateurs économiques n’auront plus donc à passer d’une administration à une autre pour accomplir les formalités requises de création d’entreprises.

 

Que doit faire le jeune Gabonais qui veut créer une entreprise ?

Le jeune Gabonais qui veut créer une entreprise se présente au nouveau siège de l’ANPI Gabon à Port-Gentil, sis entre le centre Missi et les 25 logements, dans le 3e arrondissement. Il sera accueilli par un intermédiaire gestionnaire unique (c’est cela aussi le principe du guichet unique), qui prendra en compte tous ses besoins.

Ensuite, le jeune entrepreneur rentre chez lui. S’il s’agit d’une création, on lui demandera d’apprêter la documentation nécessaire. Et, on le rappellera 48h plus tard pour récupérer son document de formalisation, donc sa fiche circuit.

L’antenne ANPI à Port-Gentil.

Port-Gentil est particulièrement touchée par la crise liée à la pandémie de la covid-19. Avec l’ouverture de l’ANPI dans la cité pétrolière, y a-t-il des dispositions spécifiques pour soutenir les opérateurs économiques port-gentillais ?

Il est vrai que la crise sanitaire actuelle a fortement touché l’économie gabonaise, mais grâce aux mesures urgentes prises par le chef de l’Etat, on a pu amoindrir les coûts et les conséquences de la crise. Aujourd’hui, il y a des dispositions qui ont été mises en place pour faciliter les acteurs économiques impactés par la crise.

En ce qui concerne l’Agence Nationale de la Promotion des Investissements, nous avons signé des partenariats pour avoir des financements afin d’accompagner les investisseurs et les jeunes opérateurs économiques touchés par cette crise sanitaire.

Propos recueillis par Célia Ondo à Port-Gentil

Pas de messe à Port-Gentil  

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Assiégées par les forces de sécurité et de défense depuis la nuit du samedi 24 octobre, les églises catholiques de Port-Gentil n’ont pas eu d’autre choix que de restées fermées. Elles ne pourront rouvrir qu’à partir du 30 octobre, conformément aux décisions du gouvernement.

 

Dans la capitale économique gabonaise,  Les chrétiens catholiques  n’ont pas pu assister à la sainte eucharistie comme voulu par l’archevêque métropolitain de Libreville, l’évêque Patrick Iba-Ba, qui a appelé, de façon unilatérale, à la réouverture des offices religieux sous son autorité ce dimanche 25 octobre.

En effet, sur instructions du commandant en chef des forces de police nationale, les éléments des forces de sécurité et de défense ont assiégé l’ensemble des églises catholiques dans la nuit du samedi au dimanche. Une stratégie pour contraindre les récalcitrants à respecter les mesures gouvernementales liées à la lutte contre la pandémie du Covid-19. Ainsi que la date de réouverture des lieux de cultes décidée au 30 octobre par le gouvernement.

Ainsi, ce dimanche matin, aucun moyen pour les chrétiens d’avoir accès aux églises, impossible aussi pour les prêtres qui y résident d’en sortir.

Si la situation était prévisible « force reste à la loi », comme pour éviter toute confrontation avec les autorités, et aussi pour « ne pas tomber dans le piège », selon monseigneur Euzébius Tchinékézi Ogbona, évêque du diocèse de Port-Gentil. Il avait invité les brebis la veille, dans un message relayé sur les réseaux sociaux, à « rester chez elles et à prier en famille ».

En un mot, les églises catholiques sont bel et bien restées fermées, contre leur gré, ce dimanche 25 dans la ville de sable.    L’affrontement redouté entre le gouvernement et les catholiques n’a pas eu lieu.  

Entente cordiale

Curé de la paroisse Sainte-Thérèse, le père Gérard De Vautibault, prêche, aux côtés de ses pairs, « l’amour du christ » au-delà de toute agitation. Le prélat déplore cependant que « certains médias et certains politiques aient profité de la situation » pour mettre de l’huile sur le feu.

Du côté des riverains, on joue la carte de la prudence ; « nous ici à Port-Gentil, on veut seulement que le gouvernement et nos prêtres s’entendent pour le bien de la population », lance Ginette, une pratiquante.

Port-Gentil : visite du gouverneur dans les lieux de culte

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Le gouverneur  de l’Ogooué-Maritime a effectué une visite dans certains lieux de culte de Port-Gentil. Elle s’inscrit dans le cadre de la reprise officielle des activités religieuses prévue le 30 octobre prochain.

 

Sur instructions du ministre de l’intérieur, Lambert Noël Matha, le gouverneur de la province de l’Ogooué-Maritime a fait, cette semaine, une tournée dans l’ensemble des congrégations religieuses de Port-Gentil. Elle a débuté par les églises catholiques où le responsable de la cathédrale Saint-Louis a réaffirmé son attachement à la hiérarchie de l’église et à l’évêque Patrick Iba-ba, archevêque métropolitain de Libreville. Ce dernier appelle à la réouverture des offices catholiques dès ce dimanche 25 octobre.  « L’église est une armée céleste. Moi, je suis un soldat, le général c’est l’évêque. Donc si l’évêque dit à gauche, je vais à gauche avec lui. S’il dit à droite, je vais à droite avec lui », explique le père René.

Après les catholiques, Paul Ngome Ayong s’est rendu dans les mosquées avant de visiter les églises protestantes et celles dites pentecôtistes et charismatiques de réveil. Lavage des mains et termoflachage aux entrées, marquage au sol et sur les bancs en vue du respect de la distanciation physique, à l’intérieur des lieux de culte… Autant d’éléments de respect des mesures gouvernementales par les confessions religieuses.  

Dans l’ensemble, le cahier de charges du gouvernement conditionnant la reprise des activités religieuses semble respecté dans la ville de sable. Le gouverneur a salué « l’esprit convivial et patriotique » qui aura animé les ministres de culte et leurs accompagnants au cours de la visite, « l’adhésion et la volonté des responsables religieux de faire respecter scrupuleusement les instructions du gouvernement est à féliciter. Partout où nous sommes passés, les mesures barrières ont été respectées ».

Le gouverneur de l’Ogooué-Maritime dans une mosquée.

Superficie

Si les responsables des églises éveillées se réjouissent de la visite du gouverneur, ils interpellent les autorités sur deux points. Le premier concerne la mesure en rapport avec le nombre de personnes autorisées dans les églises et les mosquées. Certaines places, respect des mesures barrières inclus, seraient capables d’accueillir plus de 30 fidèles au regard de leur superficie.

L’autre point concerne les éléments relatifs au cérémonial religieux sans lesquels, « un culte n’a pas lieu d’être »  indique le révérend Gatien.

Les Portgentillais mécontents des mesures d’allègement

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Quelques jours après l’annonce par le gouvernement, de la phase 2 des mesures d’allègement dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus, des voix s’élèvent dans la capitale économique. Elles critiquent la stratégie des autorités.

 

Le 16 octobre dernier, le gouvernement annonçait l’allègement des mesures restrictives consécutives à la lutte contre le coronavirus dans leur deuxième phase. Si les Gabonais pensaient pouvoir retrouver leur liberté totale, à travers la dernière communication de Rose Christiane Ossouka Raponda et son gouvernement. A Port-Gentil, les habitants ont vite déchanté. Les nouvelles mesures  ne seraient pas de nature à apaiser le climat social.

 « Comment comprendre que le test du covid-19 soit passé de 0 à 5.000f Cfa ? », demande J.P. « Il s’agit là d’un problème de santé publique », poursuivit-il, avant d’ajouter que « s’ils ont décidé que c’est désormais payant, le gouvernement devrait prendre cette charge sous sa responsabilité au regard du niveau de précarité dans lequel la pandémie a déjà plongé bon nombre de Gabonais.»

Le plus dur à accepter, l’exigence d’un test négatif au covid-19  valide pour avoir accès à certains lieux, comme les églises et les restaurants. « Une dépense de trop », déplorent certains Portgentillais. Ils affirment que la manne récoltée à cet effet prendra « encore » des destinations inconnues(…).  « C’est inadmissible ! Les leaders religieux vont déjà faire l’effort de respecter le protocole sanitaire édicté par le gouvernement, pourquoi conditionner encore leurs fidèles de cette manière ? », s’insurge Georges, membre d’une église catholique

Unanimité

N’ayant pu bénéficier de l’aide accordée aux PME par le gouvernement,  Lionel, tenancier d’un restaurant, estime que la mesure en rapport avec son secteur d’activité est tout simplement « un abus ».  « On est resté près de 7 mois fermés. Et maintenant qu’on nous autorise à rouvrir nos lieux de travail, on nous commande de demander des tests covid à nos clients. Est-ce que ce n’est pas une manière de nous enfoncer ? Quelle économie on va relancer dans ces conditions ? »

Tandis que Marianne soutient que « tout ceci n’est qu’une utopie. Cette démarche traduit bien la volonté des autorités compétentes de toujours limiter les libertés individuelles ».

Dans la ville seul l’allègement de l’horaire du couvre-feu, désormais de 22 H à 5h du matin, semble faire une certaine unanimité.

Port-Gentil : le comptable détournait des millions

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Un jeune Portgentillais a profité de son poste de comptable pour détourner de l’argent au sein de la société. Son employeur porte plainte.  

Sthakys R. N., comptable de formation, a récemment été interpellé par les éléments du commissariat central de Port-Gentil,  suite à une plainte déposée par son employeur, la société GSMP, le 24 septembre. Il est accusé, selon le rapport d’enquête, de faits de vol aggravé au préjudice de son employeur.

Durant trois années et de façon méthodique, il a détourné « 40 millions » de francs CFA. « J’ai construit avec cet argent et j’ai fait certains investissements », a simplement reconnu le Gabonais de 34 ans, lors de son interrogatoire. Qu’a-t-il construit ? Où a-t-il investi ? L’enquête va tenter de donner des réponses à plusieurs questions.

Présenté devant le parquet le samedi 3 octobre, Sthakys séjourne désormais au pénitencier central de Port-Gentil où il cogite sur son sort. Il ne doit pas être le seul à cogiter. Pour son ancien employeur, passée la stupeur de la découverte de la fraude, l’heure doit à l’introspection. GSMP pourra-t-il se fier au nouveau comptable qu’il va devoir embaucher malgré tout ?

Port-Gentil / affaire Pizolub : l’appel de l’ONEP

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 Lors d’un point de presse mardi l’Organisation nationale des employés du pétrole et activités connexes appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités en tant qu’actionnaire majoritaire de la société Pizolub. La gabonaise des lubrifiants est au bord de la faillite. Les salariés attendent des mesures concrètes des autorités.  

 

La cour de la société Pizolub a abrité mardi, le point de presse de l’ONEP. Il se déroulait en présence du personnel de Pizolub affilié à la première organisation syndicale du secteur pétrolier au Gabon.

« Depuis cinq mois déjà, les 170 employés de cette société ne perçoivent pas leurs salaires », fait constater Sylvain Mayabi, secrétaire général de l’ONEP, à l’entame de son propos. En effet, l’on se souvient encore du mouvement de grève suspendu en juillet dernier. Celui-ci avait pour principale revendication les arriérés de salaires, au nombre de trois mois à cette époque.

La société nationale des lubrifiants connaît d’énormes difficultés financières.  Elle serait même dans l’incapacité de s’approvisionner en additifs nécessaires à la formulation des huiles industrielles.

Le manque de paie est une tragédie pour de nombreuses familles portgentillaises. Elles ont du mal à joindre les deux bouts.

La situation est parfaitement connue des autorités compétentes. Elle avait déjà fait l’objet d’une réunion de crise entre les actionnaires et le gouvernement en août dernier à Libreville.

Souveraineté nationale

Pour le secrétaire général de l’ONEP, l’Etat gabonais en est le seul responsable. Il en veut pour preuve, d’une part, « la démission de l’Etat en tant qu’actionnaire majoritaire », et d’autre part,  « la concurrence déloyale à laquelle sont soumis les produits Pizolub sur le marché national, avec la bénédiction de l’Etat ». Tandis que l’entreprise, semble-t-il, devrait bénéficier de l’accompagnement du gouvernement par la mise en place de mesures protectrices contre toute concurrence déloyale.

« La sauvegarde de Pizolub Gabon SA est une question de souveraineté nationale », martèle Sylvain Mayabi.

L’ONEP propose : la fermeture à l’importation telle que bénéficie la cimenterie CIMAF ; les quotas à l’importation ; la hausse des taxes et impôts sur les importations des lubrifiants importés notamment par les importateurs indépendants et les marketeurs ; la suppression des conditions privilégiées accordées aux sociétés de production pétrolières affiliées à l’UPEGA (Perenco, Total, Addax, Assala, Vaalco, Maurel&Prom…) ; l’exclusivité à Pizolub de la fourniture des lubrifiants aux sociétés industrielles et minières paraétatiques telles que SEEG, SETRAG, CNNII, SOGARA, Télémania… ; la fixation aux marqueteurs des quotas de consommation des lubrifiants fabriqués par Pizolub.