CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Le ministre de la Forêt annonce le déchargement de 125 Kevazingo saisis au port d’Owendo. L’objectif est de revaloriser ce bois précieux et de le vendre au bénéfice de l’État dans le cadre d’une vente aux enchères.

Le ministre de la Forêt, de la Mer, de l’Environnement, chargé du Plan Climat, Lee White a personnellement supervisé le déchargement de 125 containers, dimanche, à la Zone spécial économique de Nkok. La cargaison de bois précieux fait partie des 300 containers saisis récemment au Port d’Owendo dont 36 containers venus du 3C Transit, site de François Wu, déchargés dans un parc à bois dédié, et d’autres de SOTRASGAB.

« Des containers de chaque site d’Owendo sont mis dans une place spécifique. Comme ça, il y a une traçabilité de tout ce qui a été saisi sur chaque site. Et une fois qu’on a l’accord du procureur de la République et du juge d’instruction en charge du dossier, on va le vendre au bénéfice de l’Etat, » explique le ministre de la Forêt, Lee White. « Ce bois illégal va être converti dans du bois qui nous aide à développer notre pays, » poursuit-il.

Lee White assure, à cet effet, que les 125 containers de Kevazingo sont estimés à 1500 m3 de bois, alors qu’1m3 de Kevazingo peut être transformé en 30 millions de meubles. Une base qui permet d’estimer la quantité de bois saisi au port à environ 45 milliards de F cfa. Une véritable manne pour l’économie locale.

Voile

« Sans exagérer, on peut transformer ce bois saisi à Owendo dans des meubles fabriqués au Gabon. Quand on l’exporte vers la Chine, ça aura une valeur de 45 milliards qu’on va, grâce à toutes les actions du procureur de la République, du ministère de la Foret et de tous nos partenaires, faire rentrer dans notre économie et qui va nous aider à développer notre pays, qui va créer des emplois pour des gabonais. Ça c’est un bon résultat, » précise Lee White.

Il ne fait donc aucun doute que l’exploitation du bois, notamment du Kevazingo dans le respect des normes éditées, représente une véritable niche pour l’économie gabonaise. Mais sur la question du scandale des 300 containers de Kevazingo, il reste encore beaucoup de non-dits ; le voile n’étant toujours pas levé sur cette affaire qui a récemment fait bouger la République.