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Le nouvel engagement de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) aux côtés du Gabon concerne l’exploitation de manière durable des océans, des mers et des ressources marines. Une meilleure gestion des ressources renforcerait le secteur.

Fort de 800 km de côte, le Gabon regorge d’un potentiel halieutique énorme. Une récente étude a démontré que  le pays  peut envisager sereinement la mise en place d’un cadre de gestion lui permettant d’améliorer significativement et durablement les retombées économiques et sociales du secteur pêche. Ce, dans le cadre de la diversification de son économie. L’Organisation des Nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) compte soutenir le Gabon dans ce sens.

Le coordonnateur du bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale et représentant de la FAO au Gabon, Hélder Muteia assure « qu’une meilleure connaissance sur les pêcheries gabonaises est, en effet, une condition nécessaire à une gestion rationnelle du capital naturel halieutique du pays devant contribuer pleinement à l’atteinte des objectifs fixés par le Gouvernement en termes de croissance économique durable, de création d’emplois décents et de sécurité alimentaire et nutritionnelle pour les populations ».

L’intérêt de cette action est appuyé par les résultats d’une évaluation des ressources halieutiques démersales au Gabon et l’évaluation des performances économiques du secteur des pêches. Il en ressort que la contribution de la branche pêche et aquaculture au produit intérieur brut (PIB) national se situerait autour de 0,44 %, en 2016.

Atlantique

La forte réduction des capacités de pêche est estimée à 80 % de moins que le nombre de navires industriels entre 2000 et 2018. Et sur la même période, la production nationale est évaluée à – 33% avec pour conséquence une forte réduction de la contribution du secteur aux recettes publiques en terme de recouvrement des droits d’accès à la ressource et de taxe à la production  soit – 87% entre 2014 et 2018.

Pourtant, le Gabon occupe la seconde place en Afrique en consommation de poissons par an et par habitant soit 35,5 kg/an. Dans le même temps, le solde de la balance commerciale connait un déficit croissant depuis le début des années 2000. Celui-ci se situe en 2016 à -25.000 tonnes en volume et -55 millions de US Dollars en valeur.

L’accompagnement de la FAO s’inscrit donc dans le cadre de la nouvelle phase du programme FAO Nansen sur la période 2016-2021 et ceux du comité des pêches de la FAO pour l’Atlantique centre est (COPACE).