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Le palais réaffirme l’efficacité de Julien Nkoghe Bekale

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Démis de ses fonctions de premier ministre, après 17 mois à la primature, Julien Nkoghe Bekale n’a pas démérité, selon la présidence de la République. Seuls les nouveaux défis auraient exigé un changement de technocrate. 

Au plus haut de la crise sanitaire de covid-19, le 16 juillet dernier, l’ancien premier ministre Julien Nkoghe Bekale a été remplacé par son ministre de la Défense, Rose Christiane Ossouka Raponda. Ali Bongo Ondimba a aussitôt exprimé sa confiance au nouveau n°2 de l’exécutif « pour renforcer l’efficacité de la riposte face à la Covid-19, sur le plan sanitaire, économique et social, et pour poursuivre l’amélioration des conditions de vie au quotidien des Gabonaises et des Gabonais ». De même le président de la République a remercié « le premier ministre sortant, Julien Nkogke Bekale qui a rempli avec loyauté et efficacité sa mission. »

Seulement, plusieurs jours après ce changement, les commentaires vont bon train. Certains présentent l’ancien premier ministre comme le mal aimé de la République. D’autres affirment qu’il n’aurait  pas répondu aux attentes du chef de l’Etat.

Pour l’exécutif, il n’en est rien. A la suite du président de la République, son porte-parole, Jessye Ella Ekogha a affirmé ce 20 juillet que Julien Nkoghe Bekale a rempli sa mission avec loyauté et efficacité. 

Croissance

Il en prend pour preuve les nombreux défis relevés par l’ancien premier ministre. « Pour exemple, s’il n’y avait pas eu la crise de covid-19, on aurait une croissance au Gabon de plus de 4%. On a eu des réformes ambitieuses qui ont été prises durant le passage de l’ancien premier ministre qui ont porté du fruit. On a eu la croissance, on a eu le dialogue social, on a la riposte contre la covid-19 qui, en terme de chiffre montre bien que c’est une réussite », a relevé le porte-parole.

Aujourd’hui, selon le porte-parole, le profil idéal est celui d’un économiste à la tête du gouvernement. C’est le cas de Rose Christiane Ossouka Raponda qui a été choisie pour redonner une nouvelle santé à l’économie gabonaise, plombée par la crise sanitaire.

Julien Ngoghe Bekale : « notre stratégie est évolutive, flexible et adaptable »

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Retour au confinement partiel dans pour une durée de 15 jours. Une décision qui, selon le gouvernement, découle des recommandations d’experts.

Pour le Gabon la lutte contre la pandémie de covid-19 n’est pas une option, mais une exigence. Pour cela, les autorités sont à pied d’œuvre depuis des mois. Comme plusieurs nations, il s’agit de sortir vainqueur de la crise sanitaire. Sur cette lancée, le Gabon ne compte pas évoluer en vase clos.

Pour le premier ministre Julien Nkoghe Bekale, la stratégie de riposte nationale est évolutive, flexible et adaptable en fonction de la connaissance que les autorités ont de la maladie et des expériences des autres pays.  « A ce jour, les autorités sanitaires internationales n’ont pas officialisé un plan de diagnostic et de traitement permettant de mettre fin à cette pandémie. Chaque pays adopte des stratégies de riposte adaptées à ses réalités socio – économiques », a-t-il déclaré.

Aussi, après deux semaines de confinement total du grand Libreville, le Gabon a entamé le 28 avril, une nouvelle phase, avec cette fois-ci, sur recommandation des experts nationaux et internationaux, une phase de confinement partiel et géographique des communes de Libreville, Owendo, Akanda et Ntoum  et de la Pointe-Denis pour une durée de 15 jours.

Cette nouvelle étape est assortie de modalités de mise en œuvre bien définies, notamment l’interdiction de circuler entre le Grand Libreville et l’intérieur du pays ; le réaménagement des horaires de travail de 7h30 à 14h00 ; l’obligation d’installer un dispositif de contrôle sanitaire à l’entrée des administrations et des entreprises, l’ouverture des marchés jusqu’à 14h et des grandes surfaces jusqu’à 16H.

Dépistage

Par ailleurs, les  petites activités telles que les salons de coiffure, les garages, les métiers de l’artisanat et d’autres services à la personne vont rouvrir, alors que les bars, les restaurants les hôtels et les motels devront rester fermés, tout comme les établissements scolaires et universitaires.

« Selon les études scientifiques menées à ce jour à travers le monde, cette pandémie du Covid – 19 est appelée à durer. Nous devons apprendre à vivre avec elle et à nous comporter en conséquence. La discipline individuelle et collective, l’esprit de sacrifice de chacun d’entre nous sont nécessaires pour la survie de tous », a indiqué le premier ministre.

Il  a par ailleurs assuré qu’avec ce nouveau dispositif, associé au dépistage massif, au plan de contingence sanitaire révisé et soutenu par les partenaires ainsi que la réorganisation du système de prise en charge des patients, le gouvernement espère contenir la pandémie et à terme inverser la courbe de contamination.

Les mesures d’accompagnement annoncées par le président de la République pour permettre aux populations de supporter les conséquences sociales et économiques restent d’actualité. Il s’agit, notamment de la prise en charge des factures d’eau et d’électricité pour les personnes les plus fragiles et économiquement faibles ;  la suspension durant le temps de confinement des paiements de loyers des personnes sans revenus ; la prise en charge par l’Etat des pertes de petits propriétaires liées à la suspension du paiement des loyers ; la gratuité des transports publics terrestres assurés par les compagnies publiques ;  l’aide alimentaire….

La mise au point de Julien Nkoghe Bekale

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Dans une interview, le premier ministre revient sur la tournée de l’ancien directeur de cabinet du président de la République, Brice Laccruche Alihanga. Entamée en septembre dernier, elle a conduit BLA dans tout le pays. 

Après avoir gardé le silence face à ses détracteurs depuis le début de l’opération scorpion, le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale s’est exprimé dans une interview accordée à l’hebdomadaire « Jeune Afrique ». S’il parle d’économie ou de bonne gouvernance, il est revenu sur la tournée de Brice Laccruche Alihanga, alors tout puissant directeur de cabinet du président Ali Bongo Ondimba.

« N’y a-t-il pas quelque chose d’atypique à le voir ( Brice Laccruche Alihanga, NDLR) mener une tournée en lieu et place d’un chef de Gouvernement ? » lui demande le journaliste Romain Gras. Cette même question, les Gabonais se l’étaient posée lorsqu’en septembre dernier le directeur de cabinet annonce son intention de faire une tournée dans les 9 provinces du pays, au nom du président de la République. Beaucoup y avait vu un « vice-président » en action, faisant du premier ministre un figurant. D’autres parlaient de la faiblesse d’un Julien Nkoghe Bekale sans aucune autorité et recevant ses ordres du même directeur de cabinet. D’autant plus que de nombreux ministres, mis en avant par le « messager du président », prenaient une part active à la tournée au détriment des affaires d’Etat. Certains étaient déjà pressentis comme de potentiels successeurs du premier ministre que l’on disait sur « un siège éjectable. »

Tweet

L’homme de Ntoum, de son côté, voyait les choses autrement. « Il a continué à tenir la boutique et à faire son boulot de chef du Gouvernement, » explique un de ses conseillers. Magistrat de carrière, il est resté fidèle aux lois et aux textes. Dans l’interview, il rappelle que Brice Laccruche Alihanga avait la double casquette de directeur du cabinet politique du président du Parti démocratique gabonais. « Avait-il reçu l’autorisation du chef de l’Etat pour mener cette tournée ? Je n’en sais rien. Certains m’ont reproché d’avoir laissé faire. Je ne peux empêcher les initiatives d’un directeur de cabinet du président de la République. A chacun son rôle. Je suis resté dans le mien, » explique Julien Nkoghe Bekale.

Dans son tweet du 06 septembre dernier, JNB précisait, entre les lignes, que Brice Laccruche Alihanga effectuait sa tournée en tant que directeur du cabinet politique du « Distingué camarade président. » Le message lui avait valu la foudre des BLA-Boys et une féroce campagne de dénigrement.

L’ancien juge d’Oyem se réfère aussi à l’article 8 de la Constitution qui fait du Président de la République le détenteur suprême du pouvoir exécutif. « Le premier ministre, lui, conduit la politique de la nation et dirige l’action du Gouvernement, sous l’autorité du Président de la République, » poursuit-il.

Réussite

Son entourage parle de sa fidélité et sa loyauté à Ali Bongo Ondimba, qui lui a mis le pied à l’étrier en politique. C’était, il y a dix ans. Toutes ces années, le député de Ntoum est aussi resté attaché au Parti démocratique gabonais. Il n’a jamais adhéré aux différents courants politiques ayant traversé le parti au pouvoir. Et contrairement à la rumeur, ses proches précisent, une fois encore, que Julien Nkoghe Bekale n’a jamais été président d’honneur de l’AJEV, le mouvement associatif de la galaxie Laccruche.

Dans cette interview, seules deux questions, sont consacrées au DCPR, Julien Nkoghe Bekale est plus éloquent sur les réformes et sa mission à la Primature, comme si l’essentiel se trouvait dans la réussite de sa tâche.

Julien Nkoghe Bekale : l’unité comme socle de la construction de la Nation

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Le bien-être des Gabonais passe par l’unité de toutes les couches sociales. ‘’Gabon d’abord’’, plus qu’un symbole est la ligne qui définit l’action des gouvernants depuis des décennies. Le premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé s’inscrit dans cette logique recommandée par le président Ali Bongo Ondimba.

Première personnalité à veiller à la mise en pratique de la politique prônée par le président de la République, le premier ministre incarne également le symbole de l’autorité. Sa parole s’impose donc dans les esprits de plus d’un comme un son de cloche. C’est en effet, l’effet créé par la tribune libre du premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, diffusée cette semaine à travers plusieurs médias.

À travers cette adresse, Julien Nkoghe Bekale se veut le fidèle interprète des propos du chef de l’Etat exprimés dans ses discours à la Nation des 8 juin et 16 août derniers.  En dix ans de magistère, l’ambition d’Ali Bongo Ondimba pour son peuple est restée intact, à savoir ‘’ satisfaire aux préoccupations des Gabonaises et des Gabonais’’. Il s’agit notamment de leur permettre d’avoir un emploi, l’accès à l’électricité, l’approvisionnement en eau potable, des soins, l’instruction, entre autres.

Des objectifs qui sont au centre de l’action du gouvernement à en croire Julien Nkoghe Bekale. « Mon Gouvernement va s’atteler, dès les tous prochains jours, à l’occasion de la tenue d’un séminaire gouvernemental, à examiner les voies et moyens d’une mise en œuvre efficace et efficiente de ces mesures. Nous devons faire preuve de réactivité, de volontarisme et de détermination. Nous devons en fait radicalement changer d’approche dans la définition même de nos objectifs », annonce le premier ministre.

Edifice

L’Ethique et la Bonne gouvernance à travers la fin à la gabegie, à la négligence, à l’incivisme et au manque de promotion du vivre-ensemble ; les chantiers de la rentrée dont le recensement des fonctionnaires et le renforcement de la Décentralisation à travers le Fonds d’initiative départementale (FID). Mais aussi le renforcement de l’efficacité de l’action publique au bénéfice des plus faibles, sont autant d’éléments sur lesquels devrait s’appuyer l’action du gouvernement.

Ali Bongo Ondimba et Julien Nkoghe Bekale, le 17 août dernier.

Mais, si l’on s’en tient à l’actualité, une expression semble s’imposer à tous. Au centre du plaidoyer de nombreux acteurs politiques et de la société civile, elle fait également partie du socle sur lequel Ali Bongo Ondimba compte bâtir le développement du Gabon. Cet appel à ‘’l’unité, à la réconciliation’’ ne cesse de faire échos lors des moult prises de paroles du président de la République. ‘‘Un seul doigt ne peut pas laver la figure ; une seule personne ne suffit pas à édifier la Nation’’ ‘‘J’ai besoin de chacun d’entre vous’’. Un appel du chef de l’Etat, qui, selon Julien Nkoghe Bekale devrait être compris «  comme un appel à tous les fils du Gabon à se réinventer profondément en apportant chacun sa pierre à la construction de l’édifice ». 

Ambitions personnelles

Mais, il s’agit surtout d’une invite solennelle faite à « toutes les composantes de la Nation à l’Unité pour que, ensemble, en dépit de nos divergences de toutes sortes, en dépit de nos différences d’approche légitimes, les Gabonais puissent atteindre l’objectif qui leur est commun, celui de construire le progrès, de bâtir la prospérité de notre pays et de lui faire franchir de nouvelles étapes dans son développement ».

En six décennies d’indépendance, nombreux s’accordent donc dans le fait que le Gabon est une jeune nation qui ne pourra se construire que grâce à l’apport de toutes ses intelligences. Mais au regard du climat qui s’est imposée depuis la dernière présidentielle, l’on pourrait légitimement se demander si certains sont prêts à mettre de côté les ambitions personnelles au profit de cette construction ? Seul le temps peut répondre à cette question.