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Pascal Houangni fait de la pédagogie face à la colère des taxis de Port-Gentil

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Suite à la colère des chauffeurs de taxis à Port-Gentil, contre les contrôles de police, le ministre de l’Energie a discuté avec les grévistes. Un échange franc pour trouver une solution et permettre aux transporteurs de reprendre sereinement la route.

 

Port-Gentil a vibré le lundi dernier au rythme d’un mouvement de contestation d’un collectif de taxis contre le racket des policiers et des gendarmes.

Informé de la situation, le ministre de l’Energie et des Ressources hydrauliques en séjour à Port-Gentil a initié, par solidarité gouvernementale, une rencontre, mardi, avec les représentants des différents syndicats des transporteurs en commun. C’était au siège de la Confédération Syndicale du Gabon,au carrefour centre social.

Dans son propos, Landry Onguelet, secrétaire provincial adjoint de la COSYGA a mis les grévistes face à leurs responsabilités. « C’est vous qui avez commencé avec cette situation, il ne faut pas se cacher. Quand on vous arrête, vous mettez déjà le billet dans le dossier et aujourd’hui c’est devenu une habitude, une institution. Et cette habitude a atteint d’autres proportions ».

Pour sa part, le représentant du SATTOM (Syndicat des Transporteurs Terrestres de l’Ogooué-Maritime) a porté à la connaissance du ministre, les difficultés vécues par les chauffeurs. Cerly Nzigou Manfoumbi, a notamment mis en exergue « la disparité sur le montant des impôts entre Libreville et Port-Gentil, les tracasseries policières, la problématique de l’usage du permis B ou CD pour les taxis, l’état de vétusté des véhicules… »

Prenant la parole, Pascal Houangni Ambouroue dont l’action est en phase avec les orientations du chef de l’Etat et du premier ministre qui « nous ont demandé d’être ferme sur quelque déviance que ce soit, à quel qu’endroit du Gabon que ce soit » s’est érigé en pédagogue. « Déjà dans votre corporation il faut s’entendre sur un certain nombre d’éléments. Le premier c’est de dire lorsqu’on n’est pas d’accord, je ne paie plus cet impôt qui n’existe pas à partir du moment où je suis en règle avec mes papiers ».

Mission

Pour le natif de la province de l’Ogooué-Maritime, « en cette période où il y a une pandémie aussi grave, où le pouvoir d’achat se réduit pour tous, tout le monde doit faire des efforts. Libre à vous si dans le cadre de vos familiarités vous voulez donner quelque chose. Mais ce n’est pas obligatoire », a-t-il indiqué. 

Echange entre le ministre et les chauffeurs de taxis

Le ministre a par ailleurs fait la promesse à ses interlocuteurs d’être leur fidèle interprète auprès de ses collègues du Transport et de l’Intérieur afin de trouver des solutions idoines.

Une cellule de réflexion sous la responsabilité du conseil diplomatique de Pascal Houangni Ambouroue a été créée dans la foulée. Elle aura pour principale mission de traiter de la problématique du racket.

Jean Robert Menie : le port du gilet légalise le racket.

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Pour lutter contre le racket, les Forces de police nationales ont institué le port de gilets identifiants pour les agents verbalisateurs affectés sur le terrain pour effectuer des contrôles. Pour le président du Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (SYLTTEG), Robert Menie, la mesure intensifie le racket. 

 

Il y a quelques temps, les transporteurs se sont insurgés contre la hausse des prix des produits pétroliers, notamment du carburant, qu’en est-il aujourd’hui ?

Nous nous sommes insurgés parce que nous étions déjà à la sixième augmentation en l’espace de deux ans. Nous étions offusqués de cette situation et nous avions déposé un préavis de grève. Nous avons été reçus par le ministre du Pétrole pour que nous puissions commencer à discuter. Ces discussions ont abouti à ce que les choses soient stabilisées. Vous observerez qu’il y a deux mois, il y a eu une baisse de 15 F du prix du carburant. Ce n’est pas une grande baisse, mais c’est déjà bien. Ce qui accroche au niveau du carburant, c’est l’obstination du ministère du Pétrole et des Hydrocarbures à vouloir appliquer le mécanisme d’indexation, c’est-à-dire aligner le coût du carburant à la pompe au prix du baril à l’international.

Quand le prix du baril augmente, le coût du baril augmente. Quand le prix du baril baisse, le coût à la pompe baisse également. Hors depuis quelques années nous proposons au gouvernement la mise en place d’un fonds d’indexation qui permettrait qu’on ne touche pas le coût à la pompe, même si le prix du baril venait à augmenter à l’international. Mais ce qui est bon à relever c’est qu’aujourd’hui il y a un véritable dialogue entre le ministère du Pétrole et les partenaires sociaux. Nous faisons désormais partie de  la commission nationale d’indexation des prix des produits pétroliers. C’est déjà une grande avancée, puisque c’est un débat qui ne s’arrête jamais et j’espère que ce débat  aboutira à des solutions qui pourront stabiliser les prix des carburants

 

Il y a un autre fait, le port de gilets par les agents de police pour limiter le phénomène du racket. Qu’apporte cette mesure ?

Il n’y a aucun changement. De manière très ferme et très claire, la solution du port de gilets noirs ou de gilets n’a réglé aucun problème. Nous dénonçons le racket, c’est-à-dire les remises d’argent de manière illégale, l’extorsion de fonds. Les gilets n’ont rien réglé. Les mêmes policiers qui sont sur la route continuent à prendre de l’argent, qu’ils portent des gilets ou pas. A notre avis, le port du gilet n’a fait qu’institutionnaliser et légaliser le racket.

La solution est ailleurs.  Les mêmes policiers qui sont sur les routes continuent à extorquer des sommes d’argent aux transporteurs. D’ailleurs, nous avons une grande mobilisation mercredi prochain pour dénoncer l’inefficacité de cette solution du gilet qui n’a fait qu’augmenter le problème du racket.

 

Le communiqué du ministère de l’Intérieur précise qu’il y a un numéro sur le gilet de l’agent, cela permet à la personne rackettée de se plaindre. Est-ce qu’il y a eu des plaintes qui ont été déposées ?

Les plaintes ne donnent rien. La hiérarchie de la police se trouve à Libreville et c’est quand-même curieux que des gens continuent à prendre de l’argent et qu’on dise aux gens de faire des plaintes. Ces plaintes n’aboutissent à rien du tout puisqu’il n’y a aucune sanction qui a été prise contre ceux qui commettent les rackets. Tous les postes de police prennent de l’argent au vue et au su de la hiérarchie et il y a des numéros verts qui ont été mis en place, mais ils sont inefficaces.  

Il faut trouver autre chose. Vous savez, il y a un rapport illégal de force lorsque vous avez devant vous des personnes qui portent la tenue de la police et qui sont revêtues de l’autorité de la puissance publique. Il est difficile de dire à ces gens-là qu’on ne vous remet rien.

Et lorsque vous arrivez à cet extrême, on vous reproche l’outrage à agent. On se demande d’ailleurs  à quoi sert l’inspection générale de la police ?  Elle devrait faire la ronde sur le terrain pour inspecter les indélicats et on ne voit aucune présence de l’inspection générale de la police. Ce ne sont pas les transporteurs qui vont jouer le rôle de la police des polices.

Propos recueillis par Gaël Mayika