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Une cinquantaine de nouveaux bacheliers du lycée Rigobert Landji de Moanda effectuent depuis plusieurs jours des allers-retours entre la direction générale des bourses et stages,  le cabinet du ministre de l’Education nationale et celui du premier ministre.

Rencontrés en début de semaine au boulevard Jean Paul II en face de la primature, les bacheliers du lycée Rigobert Landji confient qu’après, comme plusieurs bacheliers de la session de juillet, ils ont  rallié Libreville pour compléter leurs dossiers aux bourses et stages. Mais à ce jour, en dépit des assurances reçues de leur chef d’établissement, les dossiers restent introuvables.

Lassés d’attendre, ils ont donc décidé de se mettre à la recherche de leurs dossiers. « Nous sommes arrivés le lundi à l’ANBG. On nous a fait comprendre que nos dossiers ne sont pas arrivés. Donc on ne pourra pas nous recevoir. Voilà pourquoi nous sommes ici ce matin à la primature voir le secrétaire du premier ministre pour savoir si nos dossiers étaient déjà arrivés et ils nous demandent de repartir à l’Education nationale.  Nous sommes obligés de repartir à l’éducation nationale pour prendre les renseignements si nos dossiers sont vraiment là-bas », explique Ibrahim.

Le bachelier de série B précise que plus de deux cent bacheliers du lycée Rigobert Landji de Moanda sont dans cette situation. Une situation d’ailleurs  très mal vécue par les jeunes dont les parents sont pour la plupart installés à Moanda.  « Nous sommes abandonnés à nous-mêmes, il y a d’autres qui reviennent de Ntoum, des PK, d’Okala, depuis près de deux mois nous tournons. C’est compliqué, », se désole l’un d’eux.

Négligence

Après avoir menés des investigations, les élèves ont pu avoir des informations sur la destination prise par leurs dossiers. Alors que la tâche de déposer les dossiers à l’ANBG est dévolue à l’administration, la responsable d’orientation les aurait remis à un étudiant. Résultat, les dossiers  ne sont pas arrivés à l’ANBG. «  L’élève a remis au censeur qui est allé déposer au secrétariat du ministère de l’éducation nationale. Il attend l’accord du premier ministre pour pouvoir définir le jour où les élèves de Rigobert Landji seront reçus aux bourses et stages», affirme un élève. 

Un cas de négligence avéré qui devrait attirer l’attention des plus hautes autorités. En premier lieu le premier ministre, sur qui, selon les informations recueillies par ces bacheliers a le dernier mot sur ce dossier.