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Covid-19: les travailleurs plaident pour la défense de leurs intérêts

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Pour la fête du 1e mai, les travailleurs ont eu droit à une cérémonie sobre, aux côtés du premier ministre et du ministre du Travail. Les syndicalistes souhaitent prendre part dans la gestion de la crise sanitaire.

Le respect des gestes barrières pour limiter la propagation du covid-19 a imposé la cadence de la célébration de la fête du travail. La thématique choisie : « Ensemble face au covid-19 dans le monde du travail », en est une illustration parfaite. 

Pour coller, tout de même, à la tradition, au cours d’une cérémonie sobre, le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale et les leaders des confédérations syndicales ont échangé les vœux pour l’amélioration du cadre de vie des travailleurs. En première ligne de cette 134e  édition, l’impact négatif du covid-19 sur le quotidien des travailleurs, dont plusieurs sont contraints au chômage technique après avoir vu leurs entreprises mettre la clé sous le paillasson pour la sécurité du plus grand nombre.

Dans le manifeste des travailleurs, les syndicalistes ont saisi l’occasion pour affirmer leur volonté de prendre une part active dans la gestion de la crise sanitaire. « Les répercussions des mesures gouvernementales pour lutter contre le covid-19 ont été très contraignantes pour les travailleurs. C’est pour ces raisons que nous devrions être impliqués dans la prise de décisions afin d’apporter des réponses stratégiques à cette crise sanitaire», a déclaré Fridolin Mve Messa.

Niveaux

Il s’agit pour eux, entre autres, d’affirmer le rôle et les responsabilités des organisations des travailleurs dans les plans de riposte, en vue de  contribuer à la prévention et à la protection des travailleurs; promouvoir la solidarité ainsi que la non-discrimination et la non-stigmatisation des travailleurs et des personnes infectés par le coronavirus ; encourager les travailleurs à adopter des comportements responsables, en respectant les mesures barrières ; et maintenir la paix sociale au sein des entreprises et administrations.

Aussi, dans l’urgence, les travailleurs souhaitent être impliqués dans le comité de pilotage du plan de riposte contre l’épidémie à coronavirus. Pour y arriver le gouvernement et les leaders syndicaux sont unanimes sur le maintien de l’indispensable dialogue social efficace à tous les niveaux.

Révision du code du travail : un dialogue apaisé

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La plénière sur la réforme du code du travail s’est achevée avec la remise officielle du rapport des travaux au premier ministre. Le gouvernement s’engage à préserver un climat apaisé.

Si la semaine de la plénière sur la réforme du code du travail a commencé de façon houleuse, c’est finalement en bonne intelligence que partenaires sociaux, patronat et gouvernement ont échangé tout au long des travaux afin d’aboutir à un document consensuel. Du 3 au 10 février, il en aura fallu des jours pour parvenir à un climat social apaisé !

Au cours de la cérémonie de clôture, travailleurs et patronat ont exprimé leur satisfaction. Ils sont parvenus à un résultat final, en dépit de nombreux désaccords.

« Tout au long des travaux en commission, les représentants des travailleurs ont défendu leurs droits, notamment l’article 3 du code du travail qui dispose que le travail est une source de valeur. Il exige que les libertés de celui qui l’exerce soient respectées. Les conditions dans lesquelles il est accompli doivent permettre aux travailleurs et aux membres de sa famille de subvenir normalement à ses besoins, de protéger sa santé et de jouir des conditions de vie décentes », a indiqué le représentant des travailleurs, Joslin Louis Ngoma.

Pour le représentant du patronat, Alain Bâ Omar, la réussite de cette étape marque un tournant important dans le long processus de révision d’un code du travail, devenu au fil du temps décalé des réalités économique et sociale de notre pays.

« Ce texte n’est pas pour nous, employeurs, qu’un simple outil de régularisation du dialogue social, mais il est aussi et surtout un levier potentiellement puissant, d’amplification de ce dialogue et de promotion de la création de la préservation d’emplois », a-t-il affirmé.

Le premier ministre Julien Nkoghe Bekale s’est pour sa part félicité du fait que la plénière a eu le mérite d’édifier l’opinion nationale et internationale, les travailleurs et les employeurs. Elle a aussi levé toute équivoque sur les enjeux de la réforme du code du travail.

Plan stratégique

« Ce projet de réforme du code du travail qui vient de faire l’objet d’un examen consensuel a le mérite par soucis de transparence d’avoir été examiné par l’ensemble des partenaires sociaux. Ce rapport sera transmis, avec toutes ses annexes, les observations de chacune des parties au Bureau international du travail, avant sa transmission pour examen et adoption par les instances nationales habilitées », a déclaré le premier ministre.

Le code du travail est un outil indispensable dans la réglementation des rapports entre les employeurs et les employés. A travers la réforme actuelle, le gouvernement dit vouloir garantir la croissance et la création d’emplois tout en maintenant la sécurisation des droits du travailleur. En accord avec l’Organisation internationale du travail (OIT), la nouvelle mouture prend en compte les propositions issues de la concertation avec les partenaires sociaux. Elle respecte, en même temps, la vision de développement prévue dans le plan stratégique Gabon émergeant et repris dans le plan de relance de l’économie.

Climat socio-politique : des syndicats appellent à la non-violence

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Le désamour entre la classe politique et certains syndicats, à cause du climat social délétère, ne laisse pas les acteurs de la société civile indifférents. Certains ont décidé de briser le silence pour préserver la paix sociale.

« Nous avons constaté pour le déplorer qu’il existe depuis 2016 un climat délétère sans précédent.  Suite à ce climat délétère se développent tous les maux qui minent actuellement le Gabon. C’est pour cette raison que nous avons décidé d’initier ce que nous pouvons appeler la consultation citoyenne, » explique le président du Congrès des agents publics, parapublics et privés de l’Etat (CAPPE), Emmanuel Mve Mba.

Acteur de la société civile, il a entamé depuis plusieurs jours une tournée à la rencontre des partis politiques sans exclusive, des associations. Et compte s’étendre aux confessions religieuses, à la diaspora  et à la notabilité.

Le président du CAPPE affirme sans sourciller que «  le pays va mal. Si nous ne faisons pas attention, nous allons vers une implosion sociale. Nous avons même envie de dire vers une guerre civile. Et nous partenaires sociaux, nous ne voulons pas être comptables de cette guerre civile. » Depuis le début de sa tournée, le CAPP a bénéficié d’une oreille attentive de la part de l’Union nationale, le RPM, le CLR, l’UPNR. Mais aussi de personnalités de la société civile, à l’instar de Marc Ona Essangui.

Et comme pour emboîter le pas au CAPP, c’est une quinzaine de syndicats composée, entre autres, de la Cosynap, Synat, Sapas, Synapap, Sytrag, Synepfop, Syna-Hab, Sypas, qui ont effectué une sortie médiatique ce week-end. Tous sont des voix autorisées de la société civile. Ils ont appelé à la non-violence dans les rapports entres les pouvoirs publics et les syndicats.

Fruits

« Car à la place des revendications économiques et professionnelles, nous assistons malheureusement pour le déplorer à un partenariat d’injures, d’agressions, d’attaques publiques et verbales portant atteintes à la dignité humaine et à l’honorabilité, » déclarent-ils.

Tout en appelant leurs camarades syndicalistes au respect des lois en vigueur d’une part, ils invitent le gouvernement à proscrire l’usage abusif des forces de l’ordre pour déguerpir les manifestations sociales des travailleurs, d’autre part. Les différentes conciliations qui ont précédé les appels des acteurs  de la société civile n’ont jusqu’à présent pas porté de fruits probants, ce nouvel appel aura-t-il plus de succès ?