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Covid 19 : crise dans les transports à Bitam

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Les mesures restrictives dans les transports en commun occasionnent une hausse du prix des transports dans le Ntem. Les Bitamois demandent au gouvernement de revoir sa copie.  

En début de semaine, le trajet Oyem-Bitam, dans le Woleu-Ntem a augmenté de 1000 f, passant de 2500 à 3500 f pour les clients. Ce week-end, il est monté à 5000 f. A Bitam, le trafic sub-urbain a aussi connu une augmentation allant de 1000 f à 1500 f.  Bitam – Meyo-kye, le trajet est à 2000 f et Bitam- Konoville 2500.

Pour Alexis Tomo, transporteur de l’axe Oyem – Bitam, ces hausses sont consécutives aux décisions des autorités dans le cadre de la riposte contre le Covid-19.  « Le gouvernement a pris la mesure selon laquelle nous ne devons plus être que 3 passagers à bord pour éviter la propagation du coronavirus. Ce qui est une très bonne chose parce que c’est pour la sécurité.  Nous avons respecté cela à la lettre. Mais il se trouve qu’avec cette réduction du nombre de passagers, nous ne nous en sortons pas. »

C’est donc pour combler le manque à gagner que les transporteurs ont décidé unilatéralement d’augmenter leurs tarifs au détriment des usagers. « Lors d’un seul chargement, 4 personnes, à raison de 2500 le trajet Oyem- Bitam, te donnaient 10 000 f. Etant donné nous avons un manque à gagner de 5000 , nous sommes passés à 5000 par passager. Je pense que nous allons même suspendre nos activités pour ne pas entrer en conflit avec la tutelle. Nous nous rendons compte que nous pénalisons nos clients. L’Etat a pensé aux mesures pour freiner la propagation, mais pas aux mesures d’accompagnement. Et, c’est la population qui souffre, » poursuit le transporteur.  

Solutions

Les usagers n’entendent pas se faire plumer non plus. Certains protestent et préfèrent faire  le trajet à pied, lorsque cela est possible. « Nous sommes obligés de marcher. Les taxis ne veulent plus les clients de 100 f », confie Laure O, une Bitamoise.

 Conséquence, c’est presque la banqueroute pour les transporteurs. Ils ont du mal à remplir les véhicules. « J’ai décidé d’arrêter. Avant,  j’arrivais à faire ma recette journalière. C’est plus le cas », indique Ibrahim, chauffeur de taxi.

Aujourd’hui, usagers et transporteurs attendent du gouvernement des solutions pour que les routes de Bitam et ses environs redeviennent financièrement accessibles.

Trans’Urb : bientôt sur les routes

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Créé il y a plusieurs mois, le lancement des activités de Trans’Urb interviendra dans les meilleurs délais, selon son directeur général, Joël Lehman Sandoungout.

Face à l’état de détresse de la Société gabonaise de transport – Sogatra, unique entreprise de transport public, son auxiliaire créé il y a plusieurs mois se présente comme une alternative pour répondre à la demande en matière de transport dans la ville de Libreville. Pour donner un coup d’accélération au lancement des activités de cette entreprise, le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale avait annoncé lors de sa déclaration de politique générale devant les députés en décembre dernier l’imminence du démarrage de ses activités.

Début février, la nomination lors du dernier conseil des ministres du directeur général, Joël Lehman Sandoungout ,a marqué un tournant majeur dans les préparatifs du démarrage des activités de Trans’Urb. D’après une réunion du suivi d’évaluation conduite par le premier ministre, vendredi 7 février, ce n’est plus qu’une question de temps.

300 bus

Le recrutement du personnel est imminent. Une fois passée cette étape, l’entreprise démarrera ses activités. « Nous travaillons sereinement pour que dans les meilleurs délais nous puissions annoncer un démarrage effectif des activités de Trans’Urb », a déclaré le nouveau directeur général.

Selon l’ambition affichée par le Gouvernement, la création de cette deuxième société de transport urbain vise à répondre à la demande sans cesse croissante en matière de transport public. Pour son démarrage, 300 bus pourraient composer le parc automobile. Par ailleurs, le lancement des activités, bien qu’il permettra d’épauler la Sogatra essoufflée par des difficultés liées à sa mauvaise gestion, pourrait par la même occasion sonner la fin de cette entreprise qui n’est plus que l’ombre d’elle-même.