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De la dignité pour les morts du covid-19

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Les personnes décédées de covid-19 auront désormais droit à une inhumation sûre et digne. C’est notamment l’objectif de la formation initiée par l’Union Européenne et l’Institut d’hygiène publique et d’assainissement de Libreville au profit des acteurs nationaux impliquées dans la gestion de l’inhumation des personnes décédées du covid-19.

Des études  démontrent que le virus du covid-19 peut survivre même après le décès de son hôte. Ce qui rend contraignante l’inhumation des personnes décédées du coronavirus et nécessite une méthode appropriée pour éviter toute contamination et surtout offrir aux morts une inhumation digne.

C’est tout l’intérêt de l’atelier de renforcement des capacités opérationnelles sur l’inhumation sûre et digne des personnes décédées du covid-19. Il est initié par le NRBC de l’Union Européenne et l’Institut d’hygiène publique et d’assainissement de Libreville. Une vingtaine de personnes identifiées parmi les intervenants de première ligne en charge du traitement des dépouilles mortelles (santé, agents de pompes funèbres et des cimetières, responsables de communautés, représentants de la police, gendarmerie et sapeurs-pompiers, Croix-Rouge), y prend part.

Durant trois jours, les participants ont bénéficié d’un partage des meilleures pratiques de sépultures en tenant compte des us, coutumes et religions, et du développement d’une stratégie de communication en direction des populations.

Réponse

Selon l’Union Européenne, l’activité s’inscrit dans le processus de soutien de l’UE à la crise covid-19, et en particulier dans son initiative CDE-NRBC UE. Le projet a été mis en œuvre suite à la crise d’ébola à la demande du Gabon ainsi que neuf autres pays des centres d’excellence NRBC rattachés au bureau de Rabat au Maroc.

Si le quota de décès de covid-19 au Gabon est loin d’être alarmant, avec 54 décès sur 8 869 personnes testées positives, il reste que la pandémie est loin d’être finie. Au regard du choc et de l’émotion des familles lors de l’inhumation de personnes décédées de covid-19, la formation sonne comme une réponse indispensable à la préservation de la dignité des personnes.

Coronavirus : vers un chômage partiel contraint au Gabon ?

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Les entreprises gabonaises n’ont pas encore recours au chômage partiel. Face à l’avancée de l’épidémie, ce dispositif est-il applicable par les autorités sans risquer de nombreuses faillites?     

Pour amorcer le choc lié au coronavirus, de nombreux pays ont annoncé une série de mesures destinées à alléger les charges dédiées aux populations et aux employeurs. Ces mesures qui interviennent dans un contexte économique mondial difficile marqué par la propagation du Covid-19, met en avant la volonté des Etats de soutenir les entreprises pour le paiement des salaires des employés, confinés à la maison.

En France, par exemple, les salariés seront indemnisés à hauteur de 80 % de leur salaire, s’ils sont dans l’impossibilité de se rendre à leur lieu de travail. C’est l’annonce faite par Muriel Pénicaud, ministre du Travail. Pratiqué par l’Union Européenne, le chômage partiel demeure encore une chimère en Afrique.

Face à trois cas de personnes contaminées à ce jour, les mesures gouvernementales annoncées par le Gabon ne concernent pas encore les restrictions sur la présence des employés au travail. Pour le Dr. Prosper Metoughe Nang, enseignant-chercheur spécialisé dans les questions économiques « le chômage partiel est une mesure difficilement applicable au Gabon ». Le chercheur met en avant la crise sans précédent de 2014. Elle a réduit les capacités productrices de pétrole du Gabon, ses entrées fiscales et les mesures d’austérité imposées par la Banque Mondiale qui ont paralysé l’activité économique.

« Initialement, le chômage partiel est mis en place dans une entreprise qui est confrontée à une baisse ou suspension de son activité. Dans ce cas, elle cherche à diminuer le temps de travail des salariés ou à fermer ses locaux de façon provisoire, tout en assurant à ces derniers le versement d’un salaire minimum. Cependant, si la mise en chômage partiel émane d’une décision du gouvernement, pour des raisons de sécurité nationale, l’Etat devrait mettre en place les mesures d’accompagnement pour éviter à ces entreprises la faillite » souligne-t-il. Le chercheur fait remarquer que le Gabon ne s’est pas encore lancé dans cette voie.

Secteur informel

En France, environ 8,5 milliards d’euros ont été mobilisés par l’Etat pour soutenir les entreprises. Le Gabon a-t-il les moyens d’une telle politique ? Il va s’en dire que non. Il existe une prédominance du secteur informel qui pénalise l’identification des entreprises locales. « La majorité des entreprises locales ne remplissent pas les dispositions relatives à leur immatriculation au registre du commerce », fait constater le Dr. Prosper Metoughe Nang. Il craint que ce facteur ne rende difficile un soutien de l’Etat aux entreprises.

Pour le spécialiste d’économie « si l’évolution du Covid-19 amenait l’Etat à renforcer les mesures de sécurité et à un confinement des populations, les mesures d’accompagnement devraient être envisagées pour soutenir le secteur privé formel ».

Violences post-électorales : la CPI relance le débat

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La première chambre préliminaire de la CPI veut relancer le dossier autour des violences post-électorales d’août 2016. Une décision qui ne laisse pas les parties adverses indifférentes.


Août 2016, janvier 2020. Près de quatre ans que les démons du passé, liés aux conséquences désastreuses de l’élection présidentielle controversée de 2016 continuent de hanter le Gabon. Et pourtant, en 2018 à la suite de nombreuses procédures de terrain, Fatou Bensouda, la procureur de la Cour pénal Internationale (CPI) avait notifié l’arrêt de toutes procédures judiciaires en direction du Gabon et liées à cette période.

Pour elle, les conditions juridiques pouvant justifier l’ouverture d’une telle enquête n’étaient pas remplies. « Après un examen minutieux des informations recueillies, il n’y a pas de base raisonnable pour croire que les actes commis à l’époque constituent des crimes contre l’humanité » notifiait Fatou Bensouda dans un communiqué.

Alors que la procureure, Fatou Bensouda avait écarté toute possibilité d’ouvrir une enquête sur les exactions commis lors de cette élection présidentielle, au regard de l’impertinence des éléments incitant à une action judiciaire internationale, la première chambre préliminaire de la CPI refuse de son côté, de clore définitivement l’affaire.

S’étant saisi du dossier, celle-ci n’écarte pas la possibilité de le relancer. Une décision d’autant plus surprenante qu’elle suscite des interrogations au Gabon. A qui profitera cette nouvelle enquête quand on sait que le Gouvernement et l’opposition avaient chacun de son côté, saisi la même juridiction, s’accusant mutuellement d’avoir commis des crimes qualifiables de « crime contre l’humanité » ? Si donné une réponse à cette question paraît pour l’instant un exercice impossible, une chose est sûre, c’est que cette saisine relance le débat autour des exactions de 2016.

Mis à part dans la presse, notamment à cause des récentes rencontres entre l’Union européenne (UE) et le Gouvernement autour du dialogue politique intensifié, visant à trouver un consensus pour l’indemnisation des familles des victimes, la question des violences de 2016 n’était plus à proprement parlé d’actualité au Gabon. La clôture du dossier par la procureure Fatou Bensouda, avait douché tout espoir du côté des parties, alors que nombre des Gabonais attendaient de manière ferme la décision de la CPI.

Aujourd’hui, même si l’UE et le Gouvernement gabonais se sont engagés dans une démarche d’indemnisation, peu de personnes accordent de l’importance à cette démarche. Le forfait étant consommé depuis longtemps. En reprenant en main cette affaire, la première chambre préliminaire de la CPI relance le débat. Et du côté de l’opinion, ils sont nombreux à penser que cette démarche n’est pas fortuite.

Reprise du dialogue entre le Gabon et l’Union européenne

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Le Gabon et l’Union européenne relancent officiellement la reprise du dialogue politique intensifié. Cette reprise intervient deux ans après son interruption.

Partenaires de longue date, le Gabon et l’Union européenne avaient interrompu leur dialogue en octobre 2017, alors que la crise post-électorale de 2016 battait son plein. Ce 25 novembre, ils viennent de prendre la décision de renouer avec cette pratique indispensable dans les relations de coopération.

Une mission que la nouvelle ambassadrice de l’UE pour le Gabon, Sao Tome et Principe Rosario Bento Pais compte mener avec entrain. « Je suis arrivée dans votre pays avec le mandat et la détermination de mener un dialogue sincère et constructif inspiré par les valeurs qui sont à la base de notre partenariat avec un pays qui compte parmi les plus traditionnels partenaires et amis de l’Union européenne en Afrique », a-t-elle déclaré.

Pour le premier ministre Julien Nkoghe Bekale, la reprise de ce dialogue avec l’Union européenne est la preuve de la reconnaissance des efforts du gouvernement dans le renforcement de la démocratie et l’Etat de droit au Gabon. « Dans cette logique, depuis le dialogue politique d’Angondjé initié par le président de la République, le Gabon a procédé à d’importantes réformes politiques, institutionnelles et électorales ».

Liberté

Aux nombres des bons points du Gabon, le chef du Gouvernement relève : « Le climat politique s’est apaisé, l’opposition jouit de ses droits. La liberté des syndicats est assurée et garantie. Les institutions constitutionnelles fonctionnement normalement. Le gouvernement lui-même travaille à l’amélioration du climat des affaires, la relance de l’économie et des investissements. »

Les travaux du dialogue politique intensifié entre le gouvernement et l’Union européenne se poursuivront au ministère des Affaires étrangères sous la co-présidence du ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze et de Rosario Bento Pais. Il portera sur les droits de l’homme et les libertés fondamentales, la gouvernance démocratique et les élections.