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Eau non potable, mauvais état de la route, conflit homme éléphants et cherté de la vie, les habitants du plus grand regroupement des villages du district de Mvadhy ont un quotidien difficile. Ils espèrent de meilleures conditions de vie avec l’implication des autorités pour améliorer les infrastructures.

 

Situé à 105 kilomètres de Makokou, en amont du fleuve Ivindo, les villages Mayibouth sont accessibles par le fleuve et par la route. Le plus important regroupement de villages du district de Mvadhy est peuplé d’un millier d’âmes. La population est constituée d’autochtones (ethnie Kwelé), de Gabonais d’autres ethnies locales et une forte communauté de ressortissants ouest-africains sous le statut d’opérateurs économiques.

Au quotidien, les populations de Mayibouth sont confrontées à de nombreuses difficultés, comme dans de nombreux villages à travers le pays.

En matière d’infrastructures sociales de base, la localité dispose d’une école primaire avec logement de l’enseignant (don de la première dame Sylvia Bongo Ondimba), d’une case de santé, gracieusement cédée par un fils du village, lui-même personnel de santé.

Eau sale

Pour les populations, là s’arrêtent les acquis. << Nous avons de sérieux problèmes d’eau. Nous sommes obligés d’aller nous ravitailler à l’Ivindo. Les gens boivent cette eau alors qu’elle n’est pas bonne. Ceux qui ont des enfants prennent des pirogues pour aller se ravitailler vers le camp Luna, » explique le notable Boph Lucien.

L’eau potable une denrée rare.

Des pompes hydrauliques villageoises construites par la Société Équatoriale des Mines (SEM), sont bien visibles, mais elles n’ont jamais été mises en service. << Depuis que les pompes ont été construites, elles ne servent presque pas >> explique Éric Biel, un jeune du village. Et lorsque l’eau arrive enfin, c’est au bout de deux heures de pompage. << L’eau est sale. Elle n’est pas bonne à boire. Il y a un boulon qui s’est cassé à l’intérieur >> poursuit le jeune homme.

Le salut

Autre difficulté et non des moindres, celle de l’incursion des éléphants dans le village et la dévastation des cultures. << Nous sommes tous le temps embêtés par les éléphants qui dévastent nos plantations. Ils viennent même jusqu’à derrière nos maisons. Quand on explique ça au ministère des Eaux et Forêts il n’y a jamais de suite >> affirme le notable Boph Lucien. << A Mayibouth, nous confie une mère de famille nombreuse, l’aliment de base c’est désormais le riz. >>

Avec la présence de plusieurs chantiers d’exploitation artisanale de l’or, la demande en nourriture est tellement forte que cela impacte forcément le coût de la vie. Ajouter à cela, le mauvais état de la route.

Pour les populations, le salut de Mayibouth viendra des pouvoirs publics et des acteurs politiques. Elles espèrent entre autres l’indemnisation des familles dont les plantations ont été dévastées par les éléphants ces deux dernières années.