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Port-Gentil / Education : l’orientation scolaire en débat

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Le ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur a passé 48 h à Port-Gentil. Il a décliné à la communauté éducative la vision du président de la République en ce qui concerne l’amélioration du système éducatif.

Le ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur a séjourné à Port-Gentil du mercredi au jeudi derniers. Une rencontre avec la communauté éducative du bassin pédagogique de la province de l’Ogooué-Maritime a constitué la première étape de son périple. Face aux responsables académiques et aux chefs d’établissements, Patrick Mouguiama Daouda a présenté quelques lignes directrices de la vision du président Ali Bongo Ondimba dans le secteur de l’éducation. L’une d’entre elles, « l’orientation scolaire », très souvent négligée par de nombreux parents et à l’origine de l’échec scolaire dans la majorité des cas, a retenu l’attention à la direction d’académie provinciale.

« C’est mentir aux enfants de les envoyer par défaut dans les universités où il y a des formations générales dont les filières ont un faible taux d’employabilité. C’est mentir aux enfants de leur dire que vous êtes libres d’aller à l’université sachant qu’ils y vont surtout parce qu’il y a la bourse. C’est un piège pour les enfants parce qu’ils passent 4 à 5 années à l’université, peut-être même plus avec la bourse, mais ils sortent de là sans diplôme ». Pour les élèves qui parviennent à sortir la tête de l’eau, le ministre affirme qu’ils auront cependant peu de chance de trouver du travail.

Cette année académique encore, fait-il constater, « nous avons 25000  candidats au bac général, pour 5 000 seulement au baccalauréat technique et aux examens professionnels. On ne peut pas développer un pays avec vingt-cinq mille étudiants dans l’enseignement général par défaut. Cette situation ne peut plus durer. »

Si « le gouvernement a sa part de responsabilité » dans cette problématique, il est désormais question, assure le ministre, « de donner à nos enfants le maximum de chance de pouvoir trouver du travail quand ils sortent de leurs parcours d’élèves ». Afin de leur permettre d’être à la hauteur des objectifs de développement du pays.

Difficultés

L’orientation est donc un élément essentiel dans la constitution du parcours scolaire d’un élève. Pour cela, les directions d’académie « doivent jouer leur rôle de relais de la vision du chef de l’Etat qui inscrit l’éducation comme l’une des priorités de sa politique avec une ambition et une exigence de qualité ».

La responsabilité des parents d’élèves est par ailleurs de mise dans ce challenge vers l’amélioration du système éducatif gabonais.

Une visite guidée des établissements secondaires publics de Port-Gentil a permis à Patrick Mouguiama Daouda, d’une part, de s’enquérir des préparatifs du baccalauréat dans le contexte de crise sanitaire, et, d’autre part, de toucher du doigt les difficultés du secteur. Plus tôt, le ministre a été reçu au gouvernorat de province.

Une reprise des cours inégale 

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La reprise des cours pour les terminales n’a pas eu lieu au même rythme partout. Si l’on note une effectivité dans plusieurs établissements secondaires publics de Libreville et ses environs, ce n’est pas le cas dans d’autres localités qui restent dépourvues de moyens adéquats face à la pandémie de covid-19.

Pour se rendre compte de l’effectivité de la reprise des cours des classes de terminale et du respect du dispositif sanitaire lié à la pandémie de covid-19, le 20 juillet, le ministre de l’Education nationale, Pr Mouguiama Daouda a sillonné plusieurs établissements scolaires de Libreville et ses environs.

Constat fait, la reprise est effective. Elèves et enseignants ont bien répondu au rendez-vous de ce 20 juillet. « Les enseignants ont répondu présents, beaucoup de conscience professionnelle, beaucoup de civisme, beaucoup d’implication. Je ne peux que saluer cet engagement là parce que les enfants sont restés à la maison pendant quatre mois. Ils auront trois semaines pour préparer les examens, ça n’aurait pas été bien qu’on les mette encore dans une situation de stress supplémentaire en ne commençant pas les cours comme c’était prévu », a déclaré le ministre.

Le même constat a été également fait ailleurs où les élèves et les enseignants ont regagné les lycées, tout en bénéficiant des mesures d’accompagnement du gouvernement.

A contrario,  ce n’est pas le cas dans plusieurs autres localités du pays qui, malgré la bonne volonté des lycéens et des enseignants  sont dépourvus du dispositif  sanitaire promis par la tutelle. C’est le cas du bassin pédagogique de la Nyanga où les élèves ont marqué leur impatience.

Année académique

« Les mesures et les choses qu’ils nous ont promis ne sont vraiment pas là parce qu’on n’a pas de l’eau pour laver les mains, des gels hydroalcooliques. Les bus qu’ils ont dit qu’ils devaient mettre à notre disposition pour nous transporter  ne sont pas là. On attend. On se protège comme on peut avec les bavettes », confie une élève de terminale.

Même scenario à Franceville, où plusieurs élèves ont malgré tout effectué le déplacement. « Nous attendons l’aide promise, notamment en matière de gels et de bavettes. Cela nous permettra de mieux gérer les élèves pendant ces trois semaines de cours », affirme le proviseur du lycée Lewa, Julien Kodjo. 

Malgré la détermination des autorités de permettre aux élèves de terminale d’achever l’année académique 2019-2020, beaucoup d’effort reste à faire. Elles devraient mettre les lycées sur le même pied d’égalité pour une reprise en toute sécurité face au risque de coronavirus.

Fridolin Mve Messa : les cours à distance sont une bonne expérience

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Le leader syndical, Fridolin Mve Messa revient sur les avantages de l’enseignement à distance en période de crise sanitaire. Sa mise en place est  un défi pour le système éducatif gabonais.

 

Le télé enseignement, est l’une des alternatives proposées par le ministère de l’Education nationale pour pallier à l’arrêt de cours à cause de la pandémie de covid-19. Les partenaires sociaux de l’éducation ont-ils été impliqués dans cette démarche ?

Il faut dire que dans le secteur de l’éducation, les partenaires sociaux avaient été impliqués dans la démarche. Mais nous avons quand même relevé quelques inquiétudes et quelques manquements. Ils feront en sorte les cibles ne vont pas bénéficier de ce type d’enseignement.  Plusieurs familles n’ont pas de poste téléviseur ; la connexion internet n’est pas partout dans le pays ; certains parents d’élèves ne disposent pas des outils   informatiques, de même que les élèves. 

Nous avons relevé cela, mais nous avons dit que cette expérience vaut la peine d’être menée. Elle permet non seulement de maintenir les élèves en activité, mais aussi de penser et de concevoir un autre système d’enseignement. Il pourrait être adapté dans le cas de catastrophe, comme nous enregistrons aujourd’hui. Nous encourageons le ministre de l’Education nationale de faire en sorte que cette initiative puisse à la longue être poursuivie et amplifiée, en dotant les établissements de toutes les commodités et en permettant que chaque élève gabonais puisse avoir un outil informatique pour travailler.

 

Nous avons remarqué que la priorité est mise sur les classes de 5ème année, 3ème et terminale. Qu’en est-il des autres ?

C’est un essai. Ce sont ces élèves qui ont des défis à relever en fin d’année parce qu’ils ont des examens à préparer.  On a d’abord voulu s’occuper d’eux parce que certains préparent le bac, d’autres le BEPC. On a voulu que des élèves qui sont en classes d’examens ne puisse pas perdre la main et être dans l’oisiveté pendant ces temps de congés forcés, qu’ils puissent continuer à s’exercer pour que lorsque les cours reprendront, ‘’parce que les cours vont reprendre et le calendrier scolaire sera revu’’. Nous dirons effectivement qu’ils sont prêts pour les examens. Pour les autres classes,  ils ne sont pas perdus. Le programme scolaire  va  être  revu dans son contexte afin que l’année scolaire aille à son terme.

 

Le ministère de l’Education nationale a fait récemment un communiqué. Il demande aux parents d’être impliqués dans tout ce qui se passe. Avez-vous rencontré les associations de parents d’élèves ?

Les parents d’élèves sont associés à la démarche.  La FENAPEG et L’ACAPEG étaient là au départ. Ils sont là, présentement. Donc, ils sont au courant de tout ce qui ce fait  et ils essaient à leur  niveau, comme nous le faisons pour les enseignants pour que les élèves suivent les cours qui se font aujourd’hui et relever les points qui puisse être aménagés ou rénover.

Et nous avons demandé  que les parents d’élèves puissent suivre leurs enfants même s’ils ne sont pas en possession des moyens de suivre les enfants mais qu’ils aient quand même un regard sur ce qu’ils font. 

 

Comment vous jugez cette expérience, vous en tant qu’enseignants, mais aussi de manière générale ?

Avec plusieurs opinions. Certains disent que l’Etat n’aurait pas dû, d’autres  pensent que c’est une initiative louable à encourager. Elle est appréciée de diverses manières.  Mais nous, en tant qu’enseignants, nous disons que c’est quand même bien. Il faut quand même essayer d’autres stratégies. Même si on sait qu’à la fin tout le monde ne sera pas atteint. Mais, on aura certains élèves qui ont pu suivre et partager ce qu’ils ont reçu avec d’autres élèves, lorsque les classes reprendront. C’est ça l’essentiel.

D’autres pensent que toutes les commodités ne sont en place pour lancer ce genre d’initiative. Je pense qu’on n’aura jamais tous les dispositifs, mais qu’il faut qu’on commence avec ce que nous avons.  On ajoute le reste au fur et à mesure qu’on avancera.

Propos recueillis par E. A

Pré-salaires : les enseignants de la promotion 2019 réclament leur dû 

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Les enseignants nouvellement affectés, ont assiégé lundi la devanture du ministère de l’Economie, pour réclamer le paiement de leurs pré-salaires promis depuis deux mois. 

 

Les enseignants de la promotion 2019 de l’Ecole nationale des instituteurs (ENI) et de l’Ecole normale supérieure (ENS) ont observé un mouvement d’humour lundi devant le ministère de l’Economie et des Finances publiques.  Ils disent ne pas comprendre pourquoi leurs bons de caisse ne sont toujours pas disponibles, alors que le ministre des Finances, Jean Marie Ogadanga avait donné son accord depuis le 25 février. 

« Depuis le mois de février, le ministre de l’Economie et des Finances publiques, Jean Marie Oganda a donné son accord pour que les pré-salaires des agents soient payés. Mais il s’avère que pour des raisons que nous ignorons l’instruction n’a pas été respectée jusqu’à présent », déplore Jean Paul Ndo de l’ENS. 

C’est donc préoccupés par le besoin de se prendre en charge que les agents des ministères de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur ont tenu à se faire entendre, malgré le contexte de la crise sanitaire du covid-19.

Confinement

« Le secrétaire général du ministère de l’éducation nationale nous fait savoir que de son côté il a déjà transmis le dossier et effectivement le ministère de l’économie nous a présenté le dossier et donc si on s’en tient à cela, il est  question de faire accélérer les choses entre la solde et l’économie », ajoute Ndo Jean Paul.

Les enseignements ont finalement été reçus par le ministre, Jean Marie Ogadanga. Celui-ci s’est indigné du mouvement de grève en période de confinement. Il s’est aussi engagé à  régulariser au plus vite la situation.

Télé-enseignement / Mouguiama Daouda : ‹‹Il faut l’implication des parents.››

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Crise sanitaire oblige, les élèves en classes d’examen suivent des cours à distance sur Gabon1ère ou via des plates-formes en ligne. Le ministre de l’Education nationale, Pr Mouguiama Daouda revient sur l’intérêt de cette nouvelle méthode et le rôle de chaque partie, en l’occurrence les parents.

 

Vous sortez d’une rencontre extraordinaire par vidéoconférence avec les ministres de l’éducation nationale de l’espace francophone. Que peut-on en retenir ? 

C’est une deuxième rencontre après celle du 27 mars, organisée par la conférence des ministres de l’Education nationale (Cofemen) de l’espace francophone et  le ministère de l’Education nationale de la République française. Ces rencontres ont pour  but de partager les expériences que chaque pays éprouve dans le contexte de la pandémie du covid-19 avec des répercussions dans le système éducatif.

Lors de la première rencontre, nous avons tous autant que nous étions constatés des similitudes dans les réactions et nous avons travaillé depuis un mois pour mettre en œuvre les stratégies et les partages d’expériences de bonne pratique. Il s’agissait donc de faire le bilan et voir comment on peut avancer ensemble étant attendu que les problématiques sont similaires dans tous les pays face à la pandémie du covid-19.

 

Pour le cas du Gabon,  vous avez mis en place un système de cours en distance. Où en êtes-vous ?

Nous avons en deux semaines  lancé le télé-enseignement et nous allons bientôt pour les populations qui n’ont pas accès à la télévision et au numérique mettre en place un système de diffusion des contenus pédagogiques via des cahiers d’exercices conçus spécifiquement pour l’enseignement à distance.

Ces stratégies que nous éprouvons au Gabon, nous avons pu constater que  les autres pays les mettent également en pratique. D’une manière générale, on a des réponses identiques pour les mêmes problèmes. C’est un bon signe qui prouve que nous sommes sur la bonne voie. Donc, les réponses qu’on va y apporter et qu’on a commencé à esquisser lors de cet échange-là vont probablement présenter des similitudes.

 

Il y a un certain scepticisme face à ce type d’enseignement.  Comment comptez-vous obtenir une plus grande adhésion ? 

On a toujours peur de l’innovation. Ce n’est pas propre au Gabon. Et vous aurez noté que le Maroc qui est quand même un grand pays en Afrique a révélé que les élèves ne suivent pas alors que 80 000 enseignants sont disponibles pour les suivre sur la plateforme numérique et qu’il y a peu d’intérêt au Maroc pour les cours en ligne.  On parle là d’un pays qui a une tradition.

Je constate également d’autres faits pour d’autres pays sur les nouvelles habitudes qu’il faut acquérir. Ça ne se fait pas du jour au lendemain, par la force des choses, ça va se faire.

Nous allons créer les conditions de cette appropriation par les élèves, en communiquant mieux et en impliquant un peu plus les parents et les enseignants.  Dans la mise en œuvre du dispositif d’enseignement à distance toutes les parties doivent jouer leur rôle, de telle sorte que le système soit fiable et dynamique.

 

Y a-t-il une priorisation des classes pour les cours à distance ?

En parlant de la priorisation des classes d’examen. Nous avons également dans la mise en œuvre de l’enseignement à distance commencé par les matières scientifiques. Elles sont les plus difficiles. Mais, vous aurez remarqué que dès la deuxième semaine, nous avons déjà élargi et ouvert les disciplines qui n’étaient pas initialement prévues. On est passés de disciplines scientifiques, à l’histoire géographie, aux sciences économiques. Tout cela se met en place progressivement. 

 

Un mot pour finir Monsieur le Ministre ?

Sans les enseignants, il n’est pas possible que l’enseignement à distance, par le numérique, mais aussi par l’audiovisuel soit effectif. Il en est de même sans les parents. Chacun a son rôle à jouer dans ce système. Un parent doit savoir que son enfant doit passer un examen. Il doit lui faire la place pour suivre les cours à la télévision, plutôt que de conserver des créneaux horaires qui permettent des films ou de séries.

Si on veut l’avenir de son enfant, on fait des efforts et sacrifices. Et ça, personne ne vient le faire à la place des parents. Évidemment, il y a des familles où il y a des parents qui sont moins instruits que d’autres. C’est de notre devoir,  avec l’aide de l’association des parents d’élèves (APE) de les identifier et de faire en sorte qu’on mette en place un dispositif pour les accompagner. Mais d’une manière générale, il faut l’implication des parents.

Et tenez-vous bien, les études ont montré que les familles dans lesquelles les parents sont moins instruits sont celles qui suivent au mieux les enfants. Donc ce n’est pas forcément une question d’instruction, mais de volonté d’accompagner ses enfants et de préoccupation de leur avenir. 

 

Propos recueillis par Gomez Mouss

Covid-19 : la formule de l’enseignement à distance

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L’Education nationale a annoncé la mise en place d’un programme d’enseignement  à distance pour les élèves privés de cours. Il pourrait aider au maintien des acquis.

Pas d’évaluation pour l’instant, juste des cours destinés à maintenir un lien pédagogique entre les élèves et l’école, face à l’évolution de la pandémie de coronavirus. Voilà l’objectif poursuivi par le programme « Apprendre à la maison » annoncé par l’Inspecteur général des services de l’Education nationale, Nicole Nzaou Rekati il y a quelques jours.

Ce programme est destiné aux élèves des établissements préscolaires, primaires et secondaires. « Dans un premier temps, les cours concernent les élèves des classes d’examen, de 3e et de Terminale. Les autres niveaux seront progressivement pris en compte puisqu’en ce moment, les productions pédagogiques sont en cours d’élaboration à l’Institut pédagogique national et l’urgence se faisant, nous avons le choix de commencer par les classes d’examen », précisait l’Inspecteur général.

Partenaires sociaux

Pour bénéficier des contenus d’enseignement du programme, ces derniers doivent avoir un identifiant Xgest ou se faire enregistrer via la plateforme. « Nous invitons tous les élèves qui ont un identifiant Xgest à y accéder. Ils y trouveront des contenus pédagogiques dans les disciplines suivantes : mathématique, science physique et sciences de la vie et de la terre », a lancé l’Inspecteur. La télévision, la radio et les réseaux sociaux seront également mis à contribution.

La mise en place de cette formule d’apprentissage à distance  concrétise l’idée formulée par le ministre de l’Education nationale, Pr. Patrick Daouda Mougiama. Elle est axée autour des solutions palliatives pour relancer les cours. Si « le volet évaluation fera l’objet d’un communiqué qui sera fait par le ministre de l’Education nationale », les partenaires sociaux et élèves ont bien accueillis l’annonce du programme.

Familles démunies

« Notre fédération mondiale nous a commandé de saisir nos pays, afin que les élèves qui sont les principales victimes de cette pandémie ne puissent pas être abandonnés pendant cette période indécise. Ils nous ont demandé de travailler avec les ministères pour que les enfants, en dépit de ce contexte particulier puissent recevoir des enseignements », explique Fridolin Mve Messa, secrétaire général du Syndicat de l’éducation nationale.

Même son de cloche pour Matt Stanley Golou, élève en classe de 3e au lycée public Jean Aubame Eyeghe sis à Nzeng-Ayong qui comprend le bien-fondé du programme. « C’est une bonne initiative dans la mesure où, cela nous permettra de suivre la cadence de nos programmes scolaires, même si on ne va plus à l’école. Pour nous qui sommes en classe d’examen, ce programme sera encore plus bénéfique au regard de l’incertitude qui plane sur la reprise des cours à cause du coronavirus ».

Alors qu’en Afrique, de nombreux pays ont déjà expérimenté cette formule de cours, les difficultés inhérentes à la disponibilité d’internet à domicile ainsi que des terminaux pour profiter des cours pourraient compliquer la tâche à de nombreux élèves de familles démunies.

Covid-19 : prolongement de la suspension des cours

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Après 15  jours de fermeture des écoles, l’Education nationale est contrainte de prolonger la mesure. Elle annonce aussi un réaménagement du calendrier des examens. 

Les élèves ne regagneront pas les bancs des écoles si tôt. La persistance de la pandémie de coronavirus contraint les autorités à reporter la reprise des cours à une date indéterminée, 15 jours après leur interruption. « Au terme de cette période de confinement, et prenant en compte les avis des scientifiques nationaux et internationaux, confortés par les prévisions de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur l’évolution de la pandémie, en Afrique notamment, nous avons décidé de prolonger, jusqu’à nouvel ordre, la fermeture des établissements scolaires du pays », déclare, à la télévision, le Pr. Patrick Daouda Mougiama, ministre de l’Education nationale.

Ce prolongement induit un réajustement du calendrier scolaire qui, selon le ministre, se fera sans compromettre l’organisation des examens de fin d’année. Le BEPC et le baccalauréat auront bien lieu. Mais à quelle date ? La question reste en suspens. Car, aussi longtemps que le Gabon se sentira menacé par la pandémie de coronavirus, il sera impossible pour le pays de reprendre les cours.

Pédagogie alternative

L’Education nationale invite les établissements à adopter des nouvelles méthodes d’enseignement. « Cette situation inédite vient nous rappeler la nécessite urgente de développer des méthodes d’enseignement alternatives et novatrices », souligne le ministre. Le système d’enseignement à distance, facilité par les technologies de l’information et de la communication, a été choisi. Bien que le système éducatif gabonais présente des limites pour s’arrimer aux cours à distance, dans de nombreux cette méthode a fait ses preuves. Elle a notamment permis de parachever des programmes scolaires en cette période de confinement.

Aussi, l’Unesco et l’OIF accompagnent le Gabon dans la matérialisation de cette ambition. Car selon le ministre, l’idée est de prendre en compte tous les élèves quel que soit leur lieu de résidence sur l’ensemble du territoire. « C’est un défi qui prendra du temps », reconnait-il. « J’invite donc l’ensemble des acteurs de la communauté éducative à davantage de patience et de solidarité. Car c’est ensemble que pourraient aboutir, pour le grand bien de nos enfants, les solutions alternatives pédagogiques en période de confinement ».

Report de la journée de l’enseignant

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Le ministère de l’Education nationale reporte la journée de l’enseignant, célébrée chaque 23 mars. Urgence sanitaire oblige.

Ce lundi 23 mars, les enseignants gabonais n’ont pas eu droit à la célébration de la journée de l’enseignant. Le ministère de l’Education nationale a annoncé le report à une date ultérieure de toutes les activités autour de la manifestation.

« En raison des mesures prises par le Gouvernement pour protéger la population contre le Covid-19, le ministère de l’Education nationale, chargé de la formation civique informe la communauté éducative que toute les manifestations prévues pour cet important événement sont reportées à une date ultérieure », annonce le ministère dans un communiqué.

La situation sanitaire liée au coronavirus ne permet pas d’entrevoir la célébration de cette journée, notamment avec l’interdiction des rassemblements depuis quelques jours.

Pour Louis Patrick Mombo, délégué générale de la Convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation (Conasysed), « le report de la célébration de cette journée nationale de l’enseignant, par le gouvernement, nous semble justifié du fait du Covid-19. Mais au niveau de la Conasysed, nous avons tenu à la célébrer car pour nous, c’est une journée très importante ».

Importante dans la mesure où, la journée du 23 mars rappelle l’importance de l’implication de l’enseignant dans le long processus de développement du pays. C’est dans ce sens que cette journée a été instituée en 2007 en hommage à l’Enseignant pour sa contribution à l’investissement humain, pilier indispensable au développement social, économique et culturel du Gabon.

Thème

En remontant l’histoire, les enseignants doivent cependant ce trait de reconnaissance à la « combattante », Martine Oulabou Mbadinga, morte le 23 mars 1992, pour le rôle joué dans le mieux-être du système éducatif gabonais.

Une fois passé cette crise, la Conasysed attend du gouvernement qu’il s’active à la célébration de l’événement. « Une fois cette température passée, que le gouvernement célèbre effectivement cette journée », affirme Louis Patrick Mombo.

Le choix par la Conasysed du thème : « Enseignant : défenseur du système éducatif » redéfini enfin, le caractère nécessaire dans lequel s’inscrivent les revendications de ces partenaires sociaux.